samedi 17 mars 2012

CHOISIS LA VIE


"Choisis donc la vie pour que toi et la postérité vous viviez..." Deutéronome (La deuxième loi)

Ces paroles nous rejoignent aujourd'hui dans une situation inédite de l'histoire de l'humanité. Elle est menacée de mille manières par l'exploitation des richesses naturelles, l'augmentation du fossé entre riches et pauvres, le risque de la transformation de la communauté humaine en un vaste marché soumis aux puissances de l'argent. Une question récurrente : "Quelle planète laisserons-nous aux générations à veni, proches et lointaines ?" Choisir la vie ou la mort, le bien ou le mal, devient un acte quotidien.

"Cette Loi n'est pas au-delà de tes moyens, ni hors de ton atteinte. Elle n'est pas dans les cieux...Elle n'est pas au-delà des mers....La Parole est tout près de toi. Elle est dans ta bouche et dans ton coeur pour que tu la mettes en pratique". Deutéronome.

Albert Harl

dimanche 4 mars 2012

TOTO par Bernard Chambaz


TOTO

Dis d'où tu viens Toto ?
Je viens par ma mère
de Quito et par mon père de Toronto.
J'ai sept frères
et soeurs et un manteau
plein de courants d'air
comme la cordillière et les hauts plateaux.
Mon père a une grande voiture vert eau
et ma mère cette vieille photo
où son père et sa mère
s'embrassent sur le bateau
qui un hiver
les conduisit de Quito à Toronto.

Bernard Chambaz

samedi 18 février 2012

LE VAINQUEUR

Ce poème est né voici une trentaine d'année d'un souvenir d'adolescence....J'avais 16 ans;;;je passais le BEPC, l'épreuve sportive du 400 mètres...Pour ceux qui connaissent Lyon elle se situait à la Croix-Rousse...sur le plateau....A mes côtes un garçon d'une autre école...Il avait une langue énorme qui pendait....Il gagna la course....Je le vis repartir....

LE VAINQUEUR

Sur la cendrée rouge il courait
Rouge aussi était
Cette langue difforme
Qui pendait, énorme,
Comme un objet obscène.

Sa première course, sa première
Victoire...
Sous les quolibets des gamins,
Sous le regard gêné, si ce n'est
De pitié des adultes.

Une ascension fulgurante,
Il était devenu le champion,
Mais toujours, dans la presse,
A la télévision..., les photos, les films
Ne laissaient apparaître
Que sa foulée
Sur la cendrée rouge.

Aujourd'hui, au coeur de cette conque
Emplie de cent mille silhouettes
Hurlantes
Il était l'un de ceux qui, après
Dix mille mètres
Recueillerait les anneaux
Entrelacés.

Il voyait les caméras s'attarder,
Complaisantes, sur ses concurrents
Et sur lui se détourner.
La cendrée était rouge sous ses pas
Rouge aussi sa langue.
Il était seul dans le dernier tour.
Plus que que quelques mètres...
Plus qu'une foulée...
Il s'arrêta.
Vainqueur sur cette cendrée rouge.

Daniel MEINDRE

dimanche 12 février 2012

POEME DEDIEE EN CETTE SAINT VALENTIN A TOUTES CELLES ET A TOUS CEUX QUI VOUDRONT BIEN PARTAGER CETTE ETOILE



ETOILE.....

SI LOINTAINE.....SI PROCHE....
DESIR D'UN PASSE INCONSCIENT
D'UN MONDE OU JE NE FAISAIS QU'UN
ATTIRE PAR LE BLEU DES FLOTS FOLLETS
FASCINE PAR CETTE ETOILE
QUI SEMBLE ME GUIDER VERS....
JE NE SAIS PLUS....
IL Y A SI LONGTEMPS....
DESIR D'UN FUTUR ECLATANT
D'UN MONDE OU JE SERAI RENAISSANCE
ATTIRE PAR LE BLEU DE TES YEUX REFLETS
ENSORCELE PAR TON ETOILE
QUI DANS UNE SARABANDE FOLLE
ME RAPPROCHE DE TOI
JE SAIS MAINTENANT....
IL Y AVAIT SI LONGTEMPS
DESIR DE CE PRESENT JAILLISSANT
D'UN MONDE OU NOUS SERONS
ATTIRES PAR LE BLEU DU CIEL PALETTE
JE T'ATTIRE TON ETOILE ET TOI
DANS MON UNIVERS TENDRESSE
OU JE SUIS MOI.

samedi 4 février 2012

CENT DIFFERENCES

Il est parfois bon de ranger ses livres....Ils se sont accumulés depuis bientôt 50 ans....et j'ai eu le plaisir de retrouver un ouvrage qui m'a été offert et dédicacé le 27 mai 1992 par Joël VAUZELLE - Instituteur Spécialisé I.E.M. BIARD.

J'ai choisi un poème qui concerne nos montagnes.
Au préalable je vous présente aussi la démarche du travail effectué par cet enseignant.





samedi 28 janvier 2012

LES TROIS ANNEAUX


LES TROIS ANNEAUX

Un Sultan avait comme conseiller un vieux juif très sage.

Certains courtisans, jaloux, jurèrent sa perte et suggérèrent au Sultan de lui demander laquelle

des trois religions issues de la lignée d’Abraham était la bonne: la juive, la chrétienne ou la

musulmane.

Quelle que soit la réponse du conseiller, pensaient‐ils, on pourrait l’accuser de déloyauté ou de

duplicité et le faire exiler.

Après avoir été interrogé, le conseiller dit au Sultan :

‐ Pour répondre à ta question, je vais te raconter une histoire :

Un Roi possédait un anneau, emblème de son pouvoir et de sa sagesse, qu’il avait reçu de son père

et qui se transmettait de génération en génération depuis la nuit des temps.

À l’intérieur de l’anneau était gravée une Formule Sacrée recélant le Secret de la Vie ainsi que, en

toutes petites lettres, des clés pour décrypter cette Formule.

Le roi eut trois fils qu’il aimait tous également. À l’heure de la succession, il ne put décider auquel

transmettre l’anneau. Il le fit alors fondre par un orfèvre habile et lui demanda de façonner trois

anneaux en tous points identiques.

Dans le premier, il fit graver la Formule Sacrée avec, en toutes petites lettres, quelques unes

des clés d’interprétation.

Dans le second, il fit également inciser la Formule, accompagnée d’autres

clés.

Dans le troisième enfin, il fit inscrire la Formule et le reste des clés.

Ainsi, pensait-il,

ses enfants seraient obligés d’oeuvrer ensemble s’ils désiraient tirer pleinement

parti de la Formule Sacrée, car il fallait pour cela utiliser la totalité des clés d’interprétation.

Avant de mourir, il donna secrètement à chacun de ses fils un des trois anneaux.

Au moment de désigner le nouveau monarque, chacun des princes exhiba son propre anneau pour

faire valoir son droit à la succession, convaincu qu’il possédait l’original.

Même les plus grands sages ne purent résoudre l’énigme de savoir qui détenait le véritable

anneau.

Chaque prince instaura alors son propre royaume, convaincu que lui seul était le descendant

légitime de son père et possédait les vraies clés d’interprétation de la Formule Sacrée.

Et pendant des générations, les descendants des trois frères défendirent âprement, les armes à la

main parfois, leur conviction et leur royaume.

Jusqu’à ce jour, personne n’a réussi à les départager ni à les réconcilier.

‐ Mon histoire, dit le conseiller astucieux au Sultan, est la réponse à ta question.

Le sultan s’inclina devant la sagesse du vieux juif, le nomma grand vizir et envoya en exil les

courtisans conspirateurs.

Charles Brulhart


Pour écrire cette métaphore, je me suis inspiré d’un conte du Décaméron (première journée, troisième nouvelle), écrit en 1349 par Boccaccio